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Tendinite rotulienne : ne plus la traiter trop tard

La tendinite du tendon rotulien, ou « genou du sauteur », touche autant les coureurs amateurs que les professionnels du bâtiment. Repérer tôt, agir juste.

2 min de lecture Par Flavie Berne

Une tendinopathie devenue banale

La tendinite rotulienne, appelée aussi « jumper’s knee » dans la littérature anglo-saxonne, désigne l’inflammation chronique du tendon qui relie la rotule au tibia. Elle représente environ 14 % des consultations en médecine du sport, et touche désormais bien au-delà des sportifs : carreleurs, jardiniers, livreurs à vélo, soignants travaillant en station debout prolongée.

Le mécanisme est toujours le même : une sollicitation répétée du tendon qui dépasse sa capacité de réparation. Le tendon, structure peu vascularisée, met du temps à cicatriser. Ignorée ou traitée superficiellement, une tendinite passe à la chronicité en six à huit semaines.

Les quatre stades de Blazina

La classification de référence distingue quatre niveaux d’évolution, qu’il est utile de connaître pour ne pas franchir le point de non-retour :

  1. Stade 1 : douleur après l’effort uniquement. Le repos résout en quelques jours.
  2. Stade 2 : douleur en début d’effort, qui s’atténue à l’échauffement, revient après. C’est le stade où la majorité consulte.
  3. Stade 3 : douleur permanente pendant l’effort, performance dégradée.
  4. Stade 4 : rupture partielle ou totale du tendon. Chirurgie.

Pourquoi attendre est la pire stratégie

Le réflexe le plus fréquent face à la première gêne est d’attendre que « ça passe ». Or le tendon ne se répare que sous certaines conditions : décharge mécanique relative, activation contrôlée, et temps. Continuer à solliciter à l’identique transforme une lésion aiguë en lésion dégénérative, beaucoup plus longue à traiter (parfois 12 à 18 mois).

Une tendinite stade 2 traitée correctement guérit en six semaines. La même tendinite ignorée passe en stade 3 puis 4 dans 40 % des cas.

Le protocole moderne

Les recommandations actuelles, basées sur les travaux de Cook et Purdam, reposent sur quatre piliers :

  • Réduction sans arrêt : diminuer le volume d’activité de 30 à 50 %, ne pas s’immobiliser totalement.
  • Renforcement excentrique : exercices spécifiques en flexion lente, sous supervision kiné.
  • Glaçage post-effort : 15 à 20 minutes après chaque sollicitation, pendant 10 jours.
  • Stabilisation rotulienne : maintien externe pour réduire les forces de cisaillement.

Et le maintien externe, dans tout ça ?

Une genouillère rotulienne, dotée d’un coussinet de soutien autour de la rotule, modifie favorablement la biomécanique du tendon. Elle ne remplace pas la rééducation, mais elle permet de continuer une activité réduite sans aggraver, et accélère le retour à la pleine charge.

Gekomed propose une gamme de genouillères ligamentaires et rotuliennes, conçues en France et remboursées par la Sécurité Sociale sur prescription. La fiche LPP est intégrée à chaque produit, et notre service télétransmission évite l’avance de frais.